Trouver l'arrière plan et attendre

   Leica MP 50 mm summicron - 1/30 / f2 / 400 iso / kodak tri-X

Leica MP 50 mm summicron - 1/30 / f2 / 400 iso / kodak tri-X

Un soir, j’avais un peu de temps en rentrant du travail et décide de prendre une rue que je ne connais pas. Ils est assez tard, au niveau des réglages de mon leica je suis un peu limité la rue est faiblement éclairé et j’ai une pellicule tri-x 400. Ce qui me donne à f2 un temps d’expo de 1/30 de seconde en prenant la mesure sur ma mains sous un lampadaire. Je vois à une fenêtre ce qui semble être une combinaison de plongée accroché à un cintre. J’ai un décor intéressant, on se demande ce que c’est, cela fait silhouette, fantôme…etc Pour justifier de faire une photographie il me manque quelque chose, comme une personne passant sur le trottoir, en dessous de cette fenêtre. Au bout de quelques instant une femme passe, ce jour là j’ai un 50mm summicron du coup pour avoir ce cadre je suis en face sur l’autre trottoir, actuellement je ne travaille presque qu’exclusivement au 35mm. Je fais trois photos, souvent quand une personne ne fait que passer il faut être prêt, repérer son rythme de marche compter dans sa tête la cadence, et quand la personne est au niveau désiré de la composition: déclencher. C’est ce que je fais pour cette première photo, mais j’ai beaucoup de chance car la dame est curieuse et regarde dans ma direction et regarde en l’air pour comprendre le motif de ma photographie. Puis elle recule et regarde vers la fenêtre les jambes espacés. Déclenchement une nouvelle fois c’est la photo! La femme prend presque la même position que la silhouette et offre un jeux de miroir pour la composition. La troisième photo est une photo de sécu où une autre personne passe, mais il n’y a pas d’intérêt puisqu’il n’y a aucune interaction avec la combinaison de plongée.


Planche_contact_F1000032.jpg

Ne pas trop réfléchir / Don’t think too much

Ricoh GR1v (28mm) - 1/250  / f4 / 400 iso / kodak tri-X

20130412_32-Modifier.jpg

Il neige il fait froid le vent est glacial, je marche en tenant mon Ricoh GR1V derrière mon dos, il est couvert par mon sac en bandoulière et le fait que j’avance, il ne reçoit pas de neige. Je paramètres la distance de mise au point à 3 mètres et le diaph sur 5,6 ce qui me permet de créer une hyperfocale et d’être nette entre 1,5 et 8 mètres grossomodo. Je vois cette dame habillé en noir avec un parapluie blanc, elle contraste au niveau du sol grâce à la neige, et au niveau des bâtiments grâce au parapluie. Elle fait une grimace qui prononce les traits de son visage à cause du vent.
 Quand on lit des écrits de photographes, beaucoup disent que lorsqu’on doute, c’est là qu’il faut prendre une photo. Pour celle-là je n’ai pas douté, on est en mouvement, il y a du vent qui monopolise notre attention, je n’ai pas hésité mes réglages sont ok, une fois à la bonne hauteur je déclenche. C’est parfait quand ça se passe comme ça. Malheureusement il peut se passer des journées entières où l’on n’est pas en paix avec soit même et aucune photographie ne se présente. Ou plutôt comme je suis préoccupé par quelque chose je ne suis pas disponible pour voir des situations potentiellement photographiques.

I’ve done this picture instinctly, I liked the contraste with all the snow and this lady who is wearing a black coat…When you read books or essais written by photographer, I noticed they say « when you doubt, go take the picture ». Here, the wind the snow makes pedestrians more occupies about the weather than me, so it’s great. the rain also is a good friend exept for the camera. But the other people aren’t paying attention to your camera so that’s cool. In fact it is really difficult to not being invade by disturbing thoughts when you’re out shooting. When you take the courage to just shoot, it’s fantastic, cause this is how the good pictures arrived.

Happy Hour

Happy Hour

Leica MP 35mm zeiss biogon - 1/250  / f8 / 400 iso / kodak tri-X

8364-14-Modifier.jpg

Un jour je rentre du boulot, sur les coups de 19h00 les gens commence à rejoindre les bars pour prendre un verre. Il y a cette terrasse où un couple homme femme se fait la gueule, entre nous il y a une vitre sur laquelle figure : « happy hour ».  La situation est parfaite, mais pas pour une photographie. Il n’y a pas assez de lumière pour pouvoir suffisamment fermer le diaph et avoir une plage de netteté sur 5 mètres. Et en plus de ces considérations techniques, d’autres éléments derrière l’inscription détournent l’attention : il y a une plante verte et d’autres consommateurs qui se chevauchent entre le couple et la vitre. Donc une bonne situation, mais pas les deux sujets ne sont pas suffisamment proche pour faire une bonne photographie.

Quelques semaines plus tard, j’ai toujours cette image manqué en tête, et je regarde chaque vitrines de cafés à la recherche d’une situation semblable. Enfin je tombe sur ces deux femmes qui prennent un thé sans se parler, et le fameux « happy hour » présent sur la vitre qui me sépare d’elles. Je fait une seule photo, je pose un genoux au sol, fait une rapide mise au point, les deux femmes regardent dans ma direction, j’attends qu’elles m’ignore et reprennent une attitude qui ne renvoie pas à moi.
Je déclenche et m’en vais. Ce qui me plaît c’est que la direction des regards va vers l’inscription « happy hour ».

One day I saw a couple having a conversation in a bar, and there was just between me and them a glass with : « happy hour » written on. The juxtaposition is easy, but it was a good non-taken photograph. And just a week later, having this failler in mind I found thoose tow ladies spending their time in this café without discussing together… Their is was. I put my gnee on the floor, watch in the viewfinder, one of the lady starring at me one second, and look away, it was perfect for me because they noticed me but that doesn’t seem to disturb them.

 

Summary Block
This is example content. Double-click here and select a page to feature its content. Learn more